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Quand l'État envoie les CRS contre ceux qui nous nourrissent

L'actualité de ces derniers jours nous offre le spectacle désolant d'une fracture béante entre l'État et le monde rural. Mon soutien aux agriculteurs français est total et inconditionnel face aux images insoutenables qui nous parviennent de nos campagnes. Nous avons vu des forces de l'ordre, des CRS, réprimer violemment des hommes et des femmes qui ne demandaient qu'une chose : le droit de sauver leurs animaux et de continuer à travailler.

La situation est dramatique : pour un seul spécimen atteint d'un virus ou suspecté de maladie (comme la tuberculose bovine ou la MHE), l'administration ordonne l'abattage préventif et total du troupeau. Hier, c'étaient 83 bovins. Aujourd'hui, ce sont 208 vaches et veaux qui partent à l'abattoir, souvent sains, sous le regard dévasté de l'éleveur. Cette politique du "parapluie administratif", dictée par des impératifs économiques d'exportation, écrase l'humain. En tant qu'élu local attaché à notre terroir, je ne peux détourner le regard face à cette détresse.

Défendons notre terroir et notre bon sens

Vous refusez que nos campagnes soient gérées par des technocrates déconnectés ? Rejoignez le mouvement pour une politique locale humaine et protectrice.

208 Vies, des Années de Travail : La Logique Comptable contre la Vie

Il faut comprendre ce que signifie l'abattage d'un troupeau pour un éleveur. Ce n'est pas une "perte de stock" comme pour une usine qui jetterait des pièces défectueuses. Un troupeau, c'est l'œuvre d'une vie. C'est une génétique sélectionnée patiemment sur des décennies, c'est un lien quotidien avec le vivant. Voir ses 208 vaches et veaux, dont l'immense majorité est en parfaite santé, être chargés dans des camions sous la contrainte policière est un traumatisme absolu.

Pourquoi cette absurdité ?

La raison invoquée par l'État est purement économique et cynique. Pour conserver le droit d'exporter la viande française sur le marché européen et international — ce marché doré qui rapporte des milliards à la balance commerciale — la France doit conserver son statut "indemne" de certaines maladies. Dès lors, au moindre cas suspect, on élimine tout risque, quitte à éliminer tout le cheptel.

Cette logique technocratique sacrifie l'éleveur individuel sur l'autel de la statistique nationale. Mon soutien aux agriculteurs français vient de ce constat : l'État est fort avec les faibles et faible avec les forts. Il envoie les CRS dans les fermes, mais laisse entrer des produits étrangers ne respectant aucune de nos normes.

Écrasés par les Normes : L'Agriculteur, Variable d'Ajustement

Cet épisode tragique de l'abattage forcé n'est que la partie émergée de l'iceberg. Nos agriculteurs nourrissent la France, entretiennent nos paysages, font vivre nos villages, et pourtant, ils sont aujourd'hui abandonnés. Ils sont pris en étau entre deux feux :

  • D'un côté, une exigence de qualité maximale : on leur demande du bio, du bien-être animal, du circuit court, de la traçabilité.
  • De l'autre, une pression financière et normative insoutenable : paperasse administrative délirante, contrôles incessants, concurrence déloyale de pays utilisant des pesticides interdits chez nous.

Et maintenant, la répression physique. Voir des agriculteurs, souvent des pères de famille à bout de nerfs, être gazés ou bousculés par les forces de l'ordre parce qu'ils tentent de protéger leurs bêtes est une image indigne de notre République. Derrière ces chiffres froids (83 hier, 208 aujourd'hui), il y a des familles, des dépressions, et trop souvent, des suicides. On ne peut pas détourner le regard.

Défendre l'Agriculture, c'est Défendre notre Identité

Pourquoi un candidat à la mairie de Gardanne et Biver vous parle-t-il de cela ? Parce que le sort de nos agriculteurs nous concerne tous. Défendre nos agriculteurs, c'est défendre notre souveraineté alimentaire. Si nous décourageons toutes les vocations, si nous poussons nos éleveurs au désespoir, que mangerons-nous demain ? De la viande artificielle importée ? Des légumes gorgés de chimie venant de l'autre bout du monde ?

L'Identité de nos Campagnes

L'agriculture est aussi la gardienne de nos paysages. Sans les troupeaux dans les prés, sans les cultures, nos campagnes deviendraient des friches ou des zones industrielles. À Gardanne, Biver et dans le Pays d'Aix, nous savons la valeur de la terre. Même si notre ville est historiquement minière et industrielle, nous sommes attachés à notre ceinture verte, à nos marchés, à nos producteurs locaux.

Apporter mon soutien aux agriculteurs français, c'est refuser que la France ne devienne qu'un pays de services et de tourisme, vidé de sa substance productive. C'est un combat pour notre identité et notre indépendance.

Que Peut Faire une Mairie comme Gardanne ?

Face à la violence de l'État, les communes sont le dernier rempart de proximité. Si je suis élu, je m'engage à faire de Gardanne / Biver une ville alliée du monde agricole, à notre échelle :

  1. La Commande Publique Responsable : La mairie gère des centaines de repas chaque jour (cantines scolaires, portage aux seniors). Nous imposerons une part majoritaire de produits locaux et français, en refusant la viande d'importation issue de pays ne respectant pas nos normes. C'est le meilleur moyen de garantir des débouchés à nos éleveurs.
  2. Le Soutien aux Marchés de Producteurs : Nous faciliterons l'installation et la promotion de marchés paysans, sans taxes excessives, pour permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail en vendant en direct, sans être étranglés par la grande distribution.
  3. La Pression Politique : Le Maire est un élu de la République. Il doit porter la voix de son territoire. Je n'hésiterai pas à signer des motions, à interpeller le Préfet et à soutenir les manifestations agricoles quand elles défendent la survie de la profession.

Et Demain... Qui Sera le Prochain ?

La question posée par l'actualité est glaçante : "Et demain… qui sera le prochain ?". Si nous acceptons aujourd'hui qu'un préfet puisse ordonner l'abattage d'animaux sains par la force, quelle sera la prochaine étape de cette dérive autoritaire ? Si nous acceptons que la rentabilité du marché export passe avant l'humanité, quelle société construisons-nous ?

La détresse immense du monde agricole est un signal d'alarme. C'est le cri d'une France qui travaille dur et qui se sent méprisée par les élites parisiennes et bruxelloises. En tant que citoyen, je suis révolté. En tant que candidat, je suis déterminé. Nous devons remettre de l'humain dans la machine administrative.

Un Message de Solidarité

À tous les agriculteurs, éleveurs, maraîchers de notre région et de France : merci. Merci à ceux qui nous nourrissent. Nous savons ce que nous vous devons. Face à l'adversité, face aux normes absurdes, face à la répression, sachez que vous n'êtes pas seuls. Une grande partie de la France silencieuse est à vos côtés. Nous sommes à vos côtés. Aujourd'hui et demain.

Conclusion : L'Urgence d'un Sursaut

Cet article n'est pas seulement un coup de gueule, c'est un appel au réveil. La violence exercée contre nos paysans est le symptôme d'un système à bout de souffle. Apporter son soutien aux agriculteurs français n'est pas une option politique, c'est un devoir moral. Gardanne et Biver prendront leur part dans ce combat pour la dignité, le bon sens et la vie.

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